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Une vraie critique de la bande dessinée [ Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ] retour forum Pages : 1 - 2
 | |  |  | depechez-vous de casser les bouquins que vous n'aimez pas dans vos verdicts panoramiques & autres bullechroniques, parce que bientot, ca ne sera peut-etre plus possible
Australian ruling on food review leaves critics with a sour taste
Saturday, June 16, 2007
Australian food critics were mulling whether they could ever write a bad review again after the High Court ruled that an unfavorable appraisal of a Sydney restaurant was defamatory.
Critics say the decision could stifle true reviews of not just restaurants but theater, concerts and art.
The long-running legal case revolves around a bad review of Coco Roco restaurant carried in the Sydney Morning Herald in 2003 in which the reviewer said the flavors of one dish "jangled like a car crash."
The critic, Matthew Evans, wrote that "more than half the dishes I've tried at Coco Roco are simply unpalatable" and scored it a nine out of a possible 20.
He dined twice at the restaurant, which he said "was touted as `Sydney's most glamorous restaurant."' He added: "If glamour peaked at about 1985, then perhaps they're right."
Coco Roco closed within months of the review and its owners, who had spent A$3 million (HK$19.65 million) refitting the waterside premises, claimed they lost 2,700 customers immediately after it was published.
In a 6-1 decision, the High Court ruled the review was an attack on the restaurant as a business.
"Business capacity and reputation are different from personal reputation," the judgment said. "Harm to the former can be, as here, inflicted more directly and narrowly than harm to a person's reputation."
Further hearings will now be held for the newspaper to present its defense and for the court to determine what, if any, damages are applicable. But the judgment, according to the Herald's current chief restaurant critic, Simon Thomsen, meant that now "anything short of hagiography will be defamatory."
Veteran critic Leo Schofield was also unimpressed: "If a poor review leads to diminished returns at the box office of the theater, are we now going to say that it is due to the review and not to the quality of the work?"
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 | | Herbv, 01.06.2007 à 9:08 | 286645 |
|  |  | | Malheureusement l'enregistrement n'est plus disponible sur le site de la BPI. J'en possède un pour ceux qui seraient intéressés mais il est de piètre qualité (il est rapidement insupportable d'entendre au premier plan le bruit que je fais avec des feuilles de papier :)). |
 | | Xavier, 01.06.2007 à 8:22 | 286642 |
|  |  | | Nicolas : | | Je me suis avancé sur deux points dans mon texte. A savoir que je considerais que Cornélius publiait des mangas dans le sens original de lecture par respect des oeuvres (et non pour les réserver à des initiés) et que la "mangamania" avait facilité l'édition d'auteurs japonais alternatifs. J'ai donc écrit à Cornélius pour avoir une confirmation. Ils m'ont répondu (brèvement à cause d'un planning chargé) "qu'en gros" je ne m'étais trompé en m'avançant ainsi. |
Ce qu'avait indiqué Jean-Louis-de-Cornélius à une conférence sur les mangas à la BPI du Centre Pompidou, c'est qu'il lui avait d'abord fallu découvrir le manga avant de pouvoir en publier. Et que pour lui, les cloisonnements géographiques n'avaient pas de sens, et qu'il refusait de créer une collection "manga" -- pour lui, tout cela c'est de la bande dessinée.
Pour ceux que ça intéresse de l'entendre expliquer tout ça, un enregistrement de la conférence doit être disponible en ligne. |
 | |  |  | | Je me suis avancé sur deux points dans mon texte. A savoir que je considerais que Cornélius publiait des mangas dans le sens original de lecture par respect des oeuvres (et non pour les réserver à des initiés) et que la "mangamania" avait facilité l'édition d'auteurs japonais alternatifs. J'ai donc écrit à Cornélius pour avoir une confirmation. Ils m'ont répondu (brèvement à cause d'un planning chargé) "qu'en gros" je ne m'étais trompé en m'avançant ainsi. |
 | |  |  | | Bon, je suis entièrement d'accord avec tout ce que dit Marie et je tenais à le dire !... (et puis comme elle est d'accord avec moi par ailleurs, c'est cool !...) |
 | | Marie, 25.05.2007 à 9:22 | 286225 |
|  |  | Merci pour ta réponse plus nuancée Xavier.
| Xavier : | | [...] il y a un chapitre là-dessus dans le bouquin de ... Harry Morgan, je crois, sur les Littératures Dessinées. En gros, il revient sur la manière dont les historiens de la bande dessinée des années 60-70 mettaient en avant les strips qu'ils avaient lus durant leur jeunesse, en se basant plus sur la nostalgie que sur une quelconque valeur intrinsèque avérée. |
Bah, c’est une réaction naturelle. Mais il n’est pas nécessaire de remonter aux années 60-70 pour entendre cette sentence qui se révèle naturellement aux hommes d'expérience. Rassemblez sur un forum quelques amateurs de bd ayant passé la trentaine et il y a de grandes chances pour qu'ils vous sortent sans sourciller qu’avant c’était génial et qu’actuellement on ne fait plus rien de bon ;o)
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 | | Dieu, 24.05.2007 à 20:21 | 286195 |
|  |  | | Xavier : | | Dieu : | | Les éditeurs, par ce qu'ils publient et ne publient pas peuvent nous influencer. Chez beaucoup de lecteurs, le fait qu'il y'a beaucoup plus de mangas que de comics publiés aujourd'hui peut amener à penser qu'UN manga a plus de chance d'être meilleur qu'UN comics. Donc regarder de plus près le patrimoine manga, s’intéresser un peu à l’histoire de la bd, cela permet simplement de relativiser ces phénomènes d’édition et de trouver plus facilement des auteurs intéressants. |
D'accord avec cette version des choses. Ton post précédent semblait laisser entendre une supériorité d'un patrimoine sur un autre, sujet qui (comme je l'ai signalé) me laisse parfaitement indifférent.
Et en effet, l'avantage de se pencher sur le patrimoine, également, c'est de pouvoir bénéficier d'un tri fait par la postérité, d'un recul qui permet de séparer le bon grain de l'ivraie. |
Alors comme ça tu n'aimes pas les concours de bites? Pour l'anecdote, une petite blague dans un comics d'Adrian Tomine (l'Américain d'origine japonaise): "What's the difference between Asian and Caucasian? The cock." |
 | | Dieu, 24.05.2007 à 20:17 | 286194 |
|  |  | | Noir Firebird : | | Dieu : | | Ca ne me semble pas être une mauvaise démarche de ma part de connaître la réalité au moment d'une surproduction française de manga que certains présentent comme révélatrice de la richesse de la bd japonaise. |
J'ai pas dit ça, hein.
J'ai dit qu'au milieu de l'océan de titres mangas qui sortent dans l'anonymat, y'a de vrais beaux titres. Qui me touchent.
Et à cette aune, je trouve dommage que tu fasses des généralités basées sur le manque de discernement de certains éditeurs qui n'ont aucune démarche éditoriale.
Et, évidemment, tu as raison, on ne peut pas vraiment juger le patrimoine de la BD japonais avec seulement ce qui est traduit. Mais ça ne réduit en rien la qualité, à mes yeux, des titres que j'ai cités. |
J'essaye simplement de me faire une opinion en fonction des informations dont je dispose. Qu'on me dise qu'il y a encore des trésors à découvrir dans la bd japonaise c'est bien, qu'on me le prouve c'est mieux.
Pour ce qui est du manque de discenement des éditeurs qui éditent des mangas, je tiens à préciser ma pensée. Ils ont su publier des grands livres (Matsumoto, Hino etc) il n'y a pas si longtemps. Donc je ne pense pas qu'ils soient mauvais. Il y a ceux qui veulent faire du chiffre et ceux qui (même dans une optique qualitative) doivent bien être obligés de publier des trucs moins bons après avoir déjà publié la crème du manga. Ce n'est pas normal qu'après avoir acheté tant de mangas il y a 3-4 ans, je ne trouve plus rien qui m'emballe. Il y a forcément un problème. |
 | | Xavier, 24.05.2007 à 17:43 | 286186 |
|  |  | | Marie : | | Xavier : | | Et en effet, l'avantage de se pencher sur le patrimoine, également, c'est de pouvoir bénéficier d'un tri fait par la postérité, d'un recul qui permet de séparer le bon grain de l'ivraie. |
Ah ben non quand même, le tri fait par la postérité n’est pas une référence indiscutable. Même à ce niveau l’influence des effets de mode se fait sentir. On peut y rajouter les manœuvres commerciales ou intellectualisantes et même le hasard. Pour prendre un exemple connu, le musicien exceptionnel qu’était Vivaldi n’a été redécouvert que vers la moitié du XXème siècle. Alors quand plus personne ne se souvenait de lui, il était nul ? |
Je n'ai pas dit que le tri était bon, j'ai dit qu'il avait le mérite d'exister. Je suis tout à fait d'accord avec ce que tu mentionnes, et il y a un chapitre là-dessus dans le bouquin de ... Harry Morgan, je crois, sur les Littératures Dessinées. En gros, il revient sur la manière dont les historiens de la bande dessinée des années 60-70 mettaient en avant les strips qu'ils avaient lus durant leur jeunesse, en se basant plus sur la nostalgie que sur une quelconque valeur intrinsèque avérée.
Bref. Sans compter qu'il existe des oeuvres qui sont importantes d'un point de vue historique (parce qu'elles étaient pionnières ou en rupture avec ce qui se faisait) mais qui, avec le recul de l'évolution accomplie, n'ont plus le même impact ou la même pertinence. |
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