Et justement, on parle de Rackham sur ce forum comme jamais, on cause de Ranta, et voici que sur leur site les éditions publient un long billet (illustré d'un dessin de Ranta) pour expliquer que si le CA global de 2021 est en hausse, publier des livres en grande majorité de jeunes (ou jamais publié ici) auteurs étrangers, peu connus, voire inconnu, ne semble pas correspondre aux réalités de librairies actuelles.
effectivement. Les chiffres des retours du Sousa Lobo à eux seuls attristent terriblement. Le succès des bouquins (fatigants par ailleurs) de Stromquist ne suffisent pas à frétiller de joie, franchement pas. Ce que j'observe, c'est que plus RAckham devient intéressant, son catalogue plus varié et plus risqué, moins les bouquins circulent à l'exception de deux ou trois locomotives. La distribution est une machine de mort pour quoi que ce soit d'autre que la pacotille éditoriale, et il n'y a aucune raison que ça s'améliore. On comprend la fatigue de Latino, le désir de laisser passer un peu de temps et de réfléchir.
Oh, le Ranta se lit avec quelques pages assez drôles mais ça reste assez anecdotique. Je ne rejoins pas wandrille sur le côté "le seul juste est l'indépendant qui l'édite" car bon, il paraît à peine en mesure de lui payer un café, etc. Mais globalement là où je vous rejoins c'est que le perso n'est pas sympathique, on a en effet envie de lui dire de retourner s’occuper de sa famille, on se doute que c'est humoristique et non réel, mais c'est assez gênant (particulièrement lors d'une scène de viol présentée comme un gag qui, dans le contexte très fortement autobio mais pas que, reste un gros pb quand on semble reconnaître des gens - sans que ce ne soit si clair car j'ai entendu plusieurs hypothèses différentes sur le protagonistes, ce qui accentue le problème).
Le Medem c'est très beau mais j'avoue n'avoir pas réussi à dépasser le côté esthétisant, ajouté à un ensemble assez confus, elle est très populaire sur instagram, a clairement du talent (ses couvertures chez Christian Bourgois ou sa page dans Bibi avait tout prévu, que je vous recommande chaudement, sont des réussites). Là pour moi il faut encore qqchose.
Et justement, on parle de Rackham sur ce forum comme jamais, on cause de Ranta, et voici que sur leur site les éditions publient un long billet (illustré d'un dessin de Ranta) pour expliquer que si le CA global de 2021 est en hausse, publier des livres en grande majorité de jeunes (ou jamais publié ici) auteurs étrangers, peu connus, voire inconnu, ne semble pas correspondre aux réalités de librairies actuelles. Il explique que seuls quelques titres, qu'il imaginait s'en tirer mieux, le font bien, mais que normalement ils devaient porter les livres plus difficile. Pour lui l'équilibre actuel est rompu, ces titres se vendant bien devenant des titres invisibilisant les autres, qui font fours sur fours parce qu'ils ne peuvent être défendus.
ça me fait très clairement chier d'être un jour dans ma vie d'accord avec Wandrille, mais c'est clairement l'effet que m'a fait cette lecture, avec l'envie continue de botter le cul de cet auteur dont la forme même du désir est tellement frelatée qu'on en viendrait à se réjouir qu'il se gaufre. Cette lecture ne m'a donc pas rendu très bon (déjà que...)
Mais Rackham, sinon vient de sortir un joli petit livre discret d'une autrice qui commence,
c'est le Zénith de Maya Medem ; encore beaucoup de concessions formelles à une tendance décorative et formaliste assez répandue (ça sent l'école, dans tous les sens du terme) un peu trop jolie pour être honnête, mais ce serait dommage de passe à côté de cette écriture singulière, de cette tonalité mélancolique et de ce fantastique engourdi.
Sinon, je vois qu'on parle assez peu du sublime
"Le goût des oiseaux" de Francisco Sousa Lobo. Les nouvelles prises de son accueil public auprès de l'éditeur me navrent. C'est un grand livre. Un sacré truc. Avec des moyens rudimentaires, quasi franciscains, il aborde avec une finesse et une polysémie rare un sujet aussi rude et perturbant que la pédophilie. C'est brillant et entêtant.
J’ai lu ça. L’histoire d’un jeune auteur finnois persuadé d’etre un genie qui ne comprend pas que tout le monde ne partage pas sa conviction et que les enthousiasmes de façade sont souvent juste la politesse des cuistres, que les conseilleurs sont rarement les payeurs et qu’il vaut mieux faire le livre qui vous tient vraiment a coeur chez un petit editeur mauvais vendeur qu’un livre qui ne vous ressemble pas chez un gros payeur pour de mauvaises raisons (l’argent, meme si ne l’oublions pas c’est le plus important).
Bref le mec souhaite avoir l’argent et la gloire sur un plateau, et plus il fait de concession moins on l’edite.
Il se fait planter à répétition et pourtant il retombe dans le panneau à chaque fois. Pire, il le fait en plantant sa famille (ses familles) a chaque fois.
Bref, si ce livre semble régler des comptes avec une certaine part de l’edition de bd française, son protagoniste ne semble valoir guère mieux que les miroirs aux alouettes qu’il denonce avec candeur.
Le parti pris animalier de representer en coq antropomorphique uniquement les français est un peu étrange (ou alors juste les auteurs editeurs de bd en coq ? C’est encore plus bizarre).
Le dessin ressemble a du Sfar de la meilleure époque et du reste, l’un des gallinacés est assez clairement ce même auteur personnage.
A la fin, si il faut en croire le bouquin, la seule personne gentille de ce monde de requins à crête, c’est l’editeur qui accepte de publier ses livres qui ne se vendent pas. Un saint homme. Les autres cacas.
Bon. Voila quoi.
C’est marrant, ton résumé me rappelle un bouquin très marrant qui raille l’industrie du livre aux États-unis que j’ai lu il y a presque dix ans et qui m’avait marqué parce qu’au même moment, j’étais plongé dans un projet romanesque de grande ampleur (trop grand pour moi, du moins c’est ce qui me semblait à ce moment-là) et que la morale qui se dégageait à la fin m’avait sauvé de certaines tentations cyniques d’atteindre le succès par le recours à des recettes de sorcier plutôt que de délivrer seulement la vision particulière que je portais en moi. En somme, ce livre m’a rendu service..
J’ai lu ça. L’histoire d’un jeune auteur finnois persuadé d’etre un genie qui ne comprend pas que tout le monde ne partage pas sa conviction et que les enthousiasmes de façade sont souvent juste la politesse des cuistres, que les conseilleurs sont rarement les payeurs et qu’il vaut mieux faire le livre qui vous tient vraiment a coeur chez un petit editeur mauvais vendeur qu’un livre qui ne vous ressemble pas chez un gros payeur pour de mauvaises raisons (l’argent, meme si ne l’oublions pas c’est le plus important).
Bref le mec souhaite avoir l’argent et la gloire sur un plateau, et plus il fait de concession moins on l’edite.
Il se fait planter à répétition et pourtant il retombe dans le panneau à chaque fois. Pire, il le fait en plantant sa famille (ses familles) a chaque fois.
Bref, si ce livre semble régler des comptes avec une certaine part de l’edition de bd française, son protagoniste ne semble valoir guère mieux que les miroirs aux alouettes qu’il denonce avec candeur.
Le parti pris animalier de representer en coq antropomorphique uniquement les français est un peu étrange (ou alors juste les auteurs editeurs de bd en coq ? C’est encore plus bizarre).
Le dessin ressemble a du Sfar de la meilleure époque et du reste, l’un des gallinacés est assez clairement ce même auteur personnage.
A la fin, si il faut en croire le bouquin, la seule personne gentille de ce monde de requins à crête, c’est l’editeur qui accepte de publier ses livres qui ne se vendent pas. Un saint homme. Les autres cacas.
annoncé il y a plus d'un an, repoussé deux fois, voilà "Moins par moins", mon dernier bouquin chez Rackham.
Pendant cinq ans, j'avais feuilletonné dans le fanzine "Scalp" de Factotum (tirage confidentiel, en A5 et en noir et blanc), un travail numérique pensé comme un jardin maniériste, écho plastique perverti de mes ballades au Boboli ou à la villa d'Este. C'est devenu un grand livre coloré, tout entier vectoriel. Une page est tout d'abord un ensemble de pousses, que je fais croitre sur une page vierge avant de les déposer sur une autre, de les entrainer dans toutes sortes de greffes, de contraintes, de tailles ; elles vont radicalement transformer le paysage, que je vais piquer, après épuisement des premières ressources, de nouvelles pousses, etc.
Le sujet est à la fois intime (histoires de voisinage) et universel (violence des nations). Le récit comme le choix de mise en image aux franges de la figuration reposent sur les propriétés physiques des corps en présence ; en dire plus sur les renversements de sens et de situation que ça provoque serait en dire trop (hé oui, y'a un suspense, de la bagarre, des rencontres inattendues, du surnaturel, des twists).
Tout à fait Thierry ! Voilà encore un bouquin que j’ai lu « à reculons » parce qu’on me l’avait offert. Le dessin est assez vilain au début, mais on se laisse rapidement attraper par cette petite bande sympathique, il y a un côté sitcom (façon Friends oserais-je dire) dans tout ça, mais avec plus de profondeur psychologique et de tension dramatique.
Relu Box office poison (le titre original) en cette période de fin d'année. J'avais découvert cette brique en 2001, alors que j'étais encore relativement novice en bande dessinée hors franco-belge et pas encore tout-à-fait sorti du pur mainstream. Je tournais autour depuis un moment, mais face à la longueur de la chose, j'hésitais. Le break des réveillons m'a laissé l'opportunité de m'y atteler. BOP est très marqué par son époque, au tournant de l'an 2000, mais il conserve un charme réel grâce à la qualité apportée par Robinson à ses personnages. Ils sont attachants, complexes et profonds. En plus de 600 pages, l'auteur capture une véritable tranche de vies, sans réel fil conducteur. les sous-intrigues se croisent, s'opposent, se complètent... entre l'histoire d'amour compliquée entre Sherman et Dorothy, le destin d'Irving Flavor, auteur de comics de l'âge d'or qui survit péniblement alors que sa création cartonne au cinéma, Ed qui tente de s'émanciper de sa famille... BOP est un récit choral riche et multiple, drôle et tragique. En relecture, j'y ai trouvé de nombreuses allusions et références à la bande dessinée et la pop culture américaine qui m'avait échappé à l'époque. De ce point de vuye, BOP est devenu un témoignage très fidèle sur une époque déjà révolue. Et la relecture procure le même plaisir qu'à l'époque.
Sinon, un truc qui m'a frappé, c'est qu'il a visiblement eu, tant dans le trait que le ton et l'humour, une grande influence (ou bien c'est une rencontre) sur François Ayroles.
Il semblerait (en admettant que cela ait été conçu comme une trilogie.)
Je suis par contre extremement surpris du décalage entre l'incompréhension qui a ici accueilli le premier Julius Knipl (indépendemment de l'édition sabotage de Casterman) et l'enthousiasme provoqué par les albums suivants.
Perso ça m'était complètement tombé des mains. Je suis resté hermétique au truc. Je réessaierai à l'occasion.
Il semblerait (en admettant que cela ait été conçu comme une trilogie.)
Je suis par contre extremement surpris du décalage entre l'incompréhension qui a ici accueilli le premier Julius Knipl (indépendemment de l'édition sabotage de Casterman) et l'enthousiasme provoqué par les albums suivants.
Nouveau volume des aventures de Julius Knipl, photographe urbain du début des années 1960. Malgré l'ancrage résolument new-yorkais des planches et le caractère assez systémiques de leur humour, Katchor continue à très bien fonctionner sur moi, notamment par l'extrême variété des sujets qu'il parvient à aborder sous ce prisme très limité. L'édition est réussie. L'histoire à suivre finale m'a paru un peu moins bonne que les « gags » en une page, mais ces Nouveautés à prix cassé rempleceront Gus 4 à mon palmarès Bulledor.
Sympathique témoignage autobiographique d'une Polonaise forcée de travailler au noir en Suède. Le texte final fait un peu « regardez comme je suis une gentille blanche qui a sauvé ses camarades sri lankais d'un méchant patron » et le dessin paie lourdement sa dette à Satrapi mais ça se laisse lire.
Honnêtement, je peux difficilement en dire plus sans casser un peu le concept. C'est à la fois un hommage à la beauté des formes (du comics d'aventure, de la jungle, d'un bestiaire, du muscle, de la violence et des explosions - limite à la Gerner parfois) et des signes (symbolique, logotypes, tics) de la bande dessinée. D'où le seigneur des signes. On a à la fois quelque chose qui raconte, qui montre, travaille et triture des préjugés et des stéréotypes ET un commentaire extrêmement drôle sur la bande dessinée, l'édition, la critique, etc.
Je ne sais pas si je me dois de donner mon avis, risquant d'être peut-être Fortuit ou Rotation... mais. Très drôle et beau. Étrange, déroutant et séduisant. Belle lecture. Je ne m'attendais pas à ça et la surprise vaut son pesant d'Au. Le livre de lldm est un tout suffisant mais produit aussi ses propres critique, recension et réception. Magique :)
Moi j'ai beaucoup aimé Murderabilia, mais bizarrement j'ai pas du tout accroché à Cendres. J'ai pas dépassé les 20 pages...
Rituels m'attend encore sur ma table de nuit.
j'ai relu ce livre ce weekend. J'avais aimé à l'époque, mais depuis j'ai lu le roman d'Upton Sinclair.
Finalement, le principal intérêt de cette adaptation est de m'avoir fait découvrir l'oeuvre d'Upton Sinclair. De la construction dramatique du roman de Sinclair, de l'ineluctabilité de la tragédie (plutôt de la succession de tragédies qui frappent Jurgis), il ne reste qu'un empilement de péripéties à peine évoquée et pas toujours d'une grand eclarté. Le style de Kuper fait diversion, mais j'ai presque l'impression d'un compte-rendu de lecture illustré. Au moins Kuper ne tombe pas dans le misérabilisme larmoyant, mais en si peu de pages, il ne peut pas exprimer grand chose de construit ou d'intéressant formellement.
AU moins, grâce à Peter Kuper, j'ai découvert Upton Sinclair. C'est déjà ça.
Je continue mon petit bonhomme de chemin avec Alvaro Ortiz.
Dans Murderabilia, nous allons suivre Malmö Rodriguez. Jeune sans emploi mais ne cherchant pas de travail, vivant chez ses parents qu'il n'a pas l'air d'aimer beaucoup (la réciproque existe), et voulant devenir écrivain mais là aussi l'avancée de la chose est proche du zéro.
C'est là que son oncle décède, il récupère à cause de cela deux chats qui valent un paquet d'argent (pour la raison, il vaut mieux garder l'effet de surprise).
Voilà donc le jeune Malmo prendre le bus pour les amener à l'acheteur. Sa vie va changer.
Comme dans cendres, Alvaro Ortiz pond un récit bien amené et bien construit. Ici c'est tout de même beaucoup plus sombre. L'auteur centre aussi beaucoup plus son récit sur son personnage principal, ce qui fonctionne plutôt bien (comparé à Cendres). Le petit hic, c'est que c'est prévisible, pas d'effet de surprise.
La lecture reste tout de même plaisante
3 chats
Alors c'est distrayant, y'a pas à dire. On est moins dans le glauque que dans Murderabilia et plus dans le grotesque. Mais surtout dans le plus brouillon. C'est certes un bel effort de proposer un récit moins linéaire, choral, de scènettes juxtaposées avec soin... mais encore faut-il que ça soit efficace. Et là, c'est un peu raté. N'est pas Benjamin Adam qui veut (magistral Joker dans le Genre + Choral).
Moi j'ai beaucoup aimé Murderabilia, mais bizarrement j'ai pas du tout accroché à Cendres. J'ai pas dépassé les 20 pages...
Rituels m'attend encore sur ma table de nuit.
Ca fait un petit moment que le nom d'Alvaro Ortiz me trottait dans la tête. La sortie de "rituels" m'a décidé de tenter la chose en commençant avec Cendres.
Un roadmovie plus que sympathique. Marqué surtout par sa construction, ses flashbacks judicieusement placés.
Il y a juste un manque dans mon intérêt pour les personnages principaux, mais la lecture est si fluide que je laisse 4 singes.
Au passage très belle réédition.
Des recettes de blockbuster avec une touche indie. Agréable comme tout. En même temps, on verra ce que le temps laissera comme souvenir de cette lecture. Et si c'était du ciné ? Film de genre décalé et glauque = Coen Bro.
Je ne crois pas que ça a été dit ici, et pourtant c'est assez rare pour être signalé : le premier volume de l'intégrale des Maakies de Tony Millionaire est prépublié (en partie ?) durant tout l'été sur une plateforme appelée "Tumblr" dans un réseau appelé "Internet".
Assurément un des excellents albums de 2013. Poésie de l'absurde, jeux avec la langue, fantastique de la société de consommation, l'auteur creuse le sillon tracé dans ses précédents livres, mais il frise ici la perfection. On assiste à une collection de trajectoires individuelles, de péripéties décalées, d'anecdotes anthropologiques, ou l'oeil acéré de l'auteur relève bien des travers de notre monde. On a parfois deux à trois bonnes idées par pages, des trucs qui auraient été exploités en 48cc sont ici évoqués en une case, il en résulte une magie puissante. L'idéal est probablement de picorer quelques pages de temps à autres, histoire de laisser son esprit rebondir et vagabonder dans cet univers complexe, fin et sans fin.
Associé à son style graphique à la fois figé et nerveux (les mots "baroque" et "anguleux" me viennent mais ils sont peut-être à côté de la plaque, je ne sais pas très bien parler), cela crée une atmosphère très étrange.
Je trouve un aspect De Crécy dans la texture de son dessin .Et Goossens aussi.
Non, quand même pas Kirchner, c'est même son contraire total vu que chez Ben Katchor tout réside dans le texte. C'est très littéraire. C'est donc plus ambitieux que les auteurs cités, il y a une volonté d'encyclopédie de l'humain qui est plus premier degré, d'où le fait que les journalistes insistent sur le fait qu'il peigne la société américaine, mais il n'empêche que son talent réside dans ses trouvailles absurdes absolument uniques : le 'pas de côté' est là, on est dans l'irréel et il n'y a que lui qui pourra exister dorénavant. Associé à son style graphique à la fois figé et nerveux (les mots "baroque" et "anguleux" me viennent mais ils sont peut-être à côté de la plaque, je ne sais pas très bien parler), cela crée une atmosphère très étrange.
C'est marrant, je crois que je n'ai jamais lu le qualificatif "plus grand génie de l'Absurde de tous les temps" pour Ben Katchor alors que quand même, on est face à quelqu'un qui contient à lui tout seul Goossens, Kupperman, Pierre La Police, Glen Baxter et Geoffroy Monde. Et donc qui les surpasse par conséquent, désolé les gars. Alors bien sûr, c'est très dense, très exigeant, il y a sûrement peu d'amateurs de BD d'humour qui pensent à s'y plonger, croyant que c'est réservé aux intellos indés élitistes. Eh ben c'est très dommage car on est devant l'auteur le plus drôle, le plus fin, le plus fou et le plus intelligent qui puisse exister.
C'est marrant, je crois que je n'ai jamais lu le qualificatif "plus grand génie de l'Absurde de tous les temps" pour Ben Katchor alors que quand même, on est face à quelqu'un qui contient à lui tout seul Goossens, Kupperman, Pierre La Police, Glen Baxter et Geoffroy Monde. Et donc qui les surpasse par conséquent, désolé les gars. Alors bien sûr, c'est très dense, très exigeant, il y a sûrement peu d'amateurs de BD d'humour qui pensent à s'y plonger, croyant que c'est réservé aux intellos indés élitistes. Eh ben c'est très dommage car on est devant l'auteur le plus drôle, le plus fin, le plus fou et le plus intelligent qui puisse exister.
Excellent album, le travail de fond est brillant. Il s'agit d'une analyse, drole tout de meme, des différents mécanismes amoureux, de la relation homme/femme.
Alors oui coté dessin, c'est pas l'extase, il y a aussi une tartine de trop sur la fin, mais ça reste un excellent boulot.